A la découverte de l'île de Pâques | Introduction
Après un rapide retour à Santiago, je m'envole le lendemain pour la tant attendue Île de Pâques - que l'on appelle ici par son nom polynésien : Rapa Nui - à la découverte de ses mystérieuses statues : les Moaï ! Rapide p…
Après un rapide retour à Santiago, je m’envole le lendemain pour la tant attendue Île de Pâques - que l’on appelle ici par son nom polynésien : Rapa Nui - à la découverte de ses mystérieuses statues : les Moaï !
Rapide point “Wiki” :
Les 1ers occupants de l’île sont arrivés d’autres îles polynésiennes entre 600 et 900 après J.C.
Il ne s’agit ni de rescapés d’un continent englouti, ni d’extra-terrestres…que l’on eut pensés seuls capables de construire et de déplacer de telles sculptures…Dommage.
“Mais… Pourquoi toutes ces statues?”
Les Rapanui, très croyants, vouaient un culte important aux ancêtres et pensaient attirer la faveur divine (le mana) en communiquant avec eux via ces idoles : les Moaï.
Aussi, dès qu’un personnage important venait à mourir, l’on faisait sculpter une statue que l’on érigeait face au village du défunt dans le but de le protéger.
Elles sont également devenues, au fil du temps, un symbole de puissance tribale. C’était à celui de la 12aine des clans qui vivaient sur l’île à l’époque qui érigeraient la plus monumentale.
> L’on en compte aujourd’hui une 50aine debout et un total de 800 à 900 (voire beaucoup plus) sur l’île. La majeure partie ayant été renversée ou détruite.
Je pourrais vous expliquer (grosso modo) pourquoi, et vous parler des théories (affirmées ou non) sur les techniques de déplacement de ces statues colossales, sur l’origine de la déforestation de l’île, ou sur les raisons de la quasi extinction de la population native de l’île.
Mais non.
Cela serait vraiment beaucoup trop long et fastidieux : se reporter à une vraie page “Wiki”.
Bref.
Me voici donc arrivée sur cette île perdue au milieu du Pacifique, accueillie selon la tradition polynésienne, avec un grand collier de fleurs.
N-I-C-E
Transfert en jeep au camping Mihinoa, face à la mer, qui se situe dans l’unique ville (plutôt village) de l’île : Hanga Roa.
J’y dépose mes sacs et m’en vais vite faire un tour avant la nuit, curieuse de découvrir de premiers Moaï !
Je longe alors la côte, traverse Hanga Roa et ses quelques rues - l’eau est bleue turquoise et la roche volcanique de l’île, bien noire (superbe) - et à quelques pas après la sortie du village, me voici sur un premier site, nommé Tahai. Une image ci-dessous :)
IMPRESSIONNANT!
Le lendemain nous partons : Phillip (un allemand rencontré la veille au camping), une taïwanaise (dont j’ai oublié le prénom - désolée :S) et moi, en voiture (louée au camping), faire le tour de l’île et des différents sites archéologiques.
> Facile : Rapa Nui ne compte qu’une seule route, longue d’environ 40 km (elle ne fait pas le tour en fait, seulement la moitié. Ailleurs, il n’y a pas de route :) ). Impossible de se tromper.
Après différents petits stops sur la côte - qui alterne de superbes paysages aux couleurs rouge / ocre de la terre à d’autres beaucoup plus sombres, liés au noir de la roche volcanique -
nous voici sur LE site incontournable de Rano Raraku : sa carrière, où étaient sculptés les Moaï, et son cratère.
Les couleurs autour du cratère sont magnifiques et les centaines de Moaï du site, aux différents stades d’avancement, offrent un spectacle HALLUCINANT.
C’est ici que les Moaï prenaient naissance et de là que partait leur incroyable acheminement jusqu’aux différentes plate-formes.
(Petit sentiment d’être sur une autre planète)
OUF.
Et de là…au loin : vue sur une rangée de Moaï, dos à la mer couleur turquoise.
pffffffffffffiou
C-A-N-O-N!
Nous continuons alors notre route, et arrivons à cette rangée de Moaï vus de loin, dressés sur la plateforme Ahu Tongariki.
S-P-L-E-N-D-I-D-E!
Puis, stop au “nombril du monde” : roche au pouvoir spirituel conféré par les dieux, riche d’une importante force magnétique, ou autre…Je ne sais plus trop.
Bref.
On s’est assis autour. On l’a touchée. Il ne s’est rien passé.
Nous poursuivons donc notre chemin et nous arrêtons, entre autres stops, à un second site exceptionnel : celui d’Ahu Nau Nau.
Ici, les Moaï gardent la plage, et portent des coiffes de tuf rouge cylindriques (voire couverture).
Puis, stop à l’intérieur des terre : ici, de nouveaux Moaï, à la campagne cette fois, et sans coiffes.
Voilà le principal pour cette première vraie journée : INCROYABLE!
Un peu plus de photos ici.