Jodhpur | La ville bleue au "pays des rois"
Nous voilà arrivés à Jodhpur, première étape du séjour au Rajasthan : "le pays des rois", des traditions, des singes et des vaches sacrées. Sur la route de la forteresse de Meherangarh ("fort de majesté" - 19ème s.) qui…
Nous voilà arrivés à Jodhpur, première étape du séjour au Rajasthan : “le pays des rois”, des traditions, des singes et des vaches sacrées.
Sur la route de la forteresse de Meherangarh (“fort de majesté” - 19ème s.) qui surplombe la ville bleue, nous nous arrêtons au mausolée Jaswant Thada : un magnifique monument de marbre blanc construit par son fils à la mémoire du maharaja Jaswant Singh II.
D’ici la vue sur la ville en contrebas et sur le fort majestueux perché sur la colline, est à couper le souffle.
Nous nous rendons donc ensuite au fort de Meherangarh, l’un des plus imposant d’Inde : une citadelle imprenable sur sa colline inaccessible.
D’ici la vue sur la ville est encore plus belle et nous pouvons vraiment distinguer des quartiers entiers peints en bleu.
Pourquoi bleu?
Cela permettait de distinguer les maisons des brahmanes (la plus haute caste indienne) des maisons “du peuple”. La couleur bleue présente également deux utilités : le fait de protéger de la chaleur et de repousser les moustiques :)
Magnifique vue sur la façade extérieure et les remparts surplombant la ville
=> Collections de palanquins et de miniatures, chambre à coucher royale, terrasses dominant le palais et vue panoramique sur les remparts, zenana (quartier réservé aux femmes), jali (écran de pierre sculpté/ajouré, permettant aux femmes de voir sans être vues) et collection de luxueux berceaux de bébés maharajas : tout est spectaculaire et reflète la richesse et la précision de l’artisanat de l’époque.
Nous passons également devant un mur marqué par de nombreuses empreintes de mains de femmes dont on se demande alors la signification.
Summit nous explique que ces empreintes rappellent les sati des épouses royales : sacrifice des veuves qui se jetaient volontairement sur le bûcher funéraire de leur époux afin d’échapper aux mains des envahisseurs.
Sympa…
Impression étrange devant ce récit sordide surtout lorsque l’on apprend que cette pratique n’a pas complètement disparue et qu’elle révèle aujourd’hui le plus souvent un meurtre qu’un acte volontaire.
Nous nous promenons ensuite en tuk-tuk dans les ruelles fourmillantes de la ville et dégustons un succulent lassi au Sardar Bazar au milieu duquel se promène tranquillement une vache sacrée impassible aux différents véhicules et marchants ambulants.
Le lendemain, nous partons à la visite des environs.
Nous traversons quelques villages traditionnels bishnoïs isolés de la ville et loin des technologies modernes.
Cette tribu est connue notamment pour son profond respect de la nature.
Nous assistons à une “cérémonie de l’opium”, et fumons, avec Bapu (papa), la pipe de bon matin. Ce qui nous a valu par la suite un léger mal de cœur :)
Bref, c’était fun.
Un circuit un peu “attrape touriste” mais tout de même très sympathique et riche en couleurs!
Puis, visite de quelques temples dans le village d’Osiyan et promenade à travers les jardins de Mandore.
Une balade au milieu des temples, chhattri et cénotaphes superbe et la lumière de cette fin de journée rend le décor peuplé de singes encore plus magique.
Enfin, le lendemain nous prenons la route pour Udaipur en faisant un stop à mi-chemin au site de Ranakpur dont le temple le plus important, celui d’Adinatha, est l’une des plus belles constructions jaïns de l’Inde.
Point “wiki” :
jaïnisme > courant religieux contemporain du bouddhisme qui prône une non violence absolue et est particulièrement attentif à toutes formes d’existence.
Par exemple les moines balaient devant eux avant de s’asseoir pour ne pas risquer d’écraser quelconque insecte. Ils ferment également consciencieusement la bouche ou se protègent d’un mouchoir pour ne pas en avaler par inadvertance :)
Les moines vivent en ascètes nus ou en ermites vêtus de blanc.
Renoncement et méditation sont les maîtres mots de cette religion à l’éthique plus qu’exigeante.
Le but de leur vie est, comme pour les bouddhistes, d’atteindre l’illumination (le nirvana) en sortant du flux des réincarnations par des choix de vie : des vœux (non violence, méditation, prière, jeun…)
L’ensemble est construit en marbre blanc dont chaque centimètre est gravé, sculpté avec un détail et une finesse impressionnante.
La multitude de colonnes, de piliers et de voûtes suivent une grande rigueur géométrique et semblent se reproduire à l’infini.
Les décorations finement ciselées des différentes coupoles, toutes différentes, relève d’un grand art et offre au regard un spectacle incroyable.
L’ensemble est vraiment superbe, incroyable!
MA GNI FIQUE!
Photos ici.